C'est une peinture de mon atelier
de saint Etienne, autant dire que cette peinture date ! Je suis
maintenant exilé dans la campagne (dans un trou perdu).J'ai un
defaut, j'ai du mal à parler de mes peintures, gros gros défaut
lorsqu'on veut trouver un endroit pour exposer! Quand on vous pose
la question et vous faite quoi, et le thème, ect ... on pas trop
répondre, ben, je fais bien un peu ce que j'ai envi, et je
reflechit pas forcément quand je peins. Alors, je vais m'essayer un
petit excercice d'écriture: " Sur son chevalet est posée la
toile encore blanche. Comme tout peintre, l'angoisse de mettre les
premiers coup de pinceau, qu'est ce que je vais peindre, et comment
est présente. En manque d'inspiration, on fouille dans
l'environnement proche, rien, rien, d'aide, on ne veut pas refaire
des choses semblables aux toiles précédentes, on veut de la
nouveauté. L'espoir est présent, est ce qu'en peignant, je vais
avoir le declic, la révélation, l'Oeuvre. Rein n'est certain, si on
ne commence pas la toile, rien n'est possible. Les murs clos, ces
quatres murs de l'atelier ne laissent pas d'echapatoire. La porte
est fermée.La toile fait face, elle devient presque vivante, les
deux pieds du chevalet fusionne avec la toile. Si je ne m'approche
pas peut être c'est elle qui va venir à moi ! La toile veut ce
dialogue de pâtes, de couleurs,d' arabesques.Est ce que le premier
pas vas être franchis ? " . " Quoi ? tu nous donne une
bien piètre toile peintre du dimanche! La peinture ne doit elle pas
être une fenêtre sur le monde . Et toi tu nous donne qu'un recoin
de pièce avec cette toile blanche et à la fois verte qui nous
nargues et nous dit rien"
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